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Un emballage éco-conçu, c'est bien! Respecter la loi, c'est mieux !

La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (plus connue sous l’acronyme AGEC) impose, au travers de son article 13, un nouveau cadre pour la conception et la mise sur le marché des emballages
Un emballage éco-conçu, c'est bien! Respecter la loi, c'est mieux !

La loi AGEC établit le cadre juridique l'information à destination des consommateurs sur les qualités et caractéristiques environnementales des emballages est dorénavant obligatoire.

Mais au-delà d’être en conformité avec la réglementation et d’apporter plus de transparence à vos clients et partenaires, une démarche d’éco-conception de vos emballages apportera au moins deux bénéfices à l’image de marque de votre entreprise et à ses produits :

Répondre aux attentes des consommateurs : 51 % des Français affirment, selon l’Observatoire de la Consommation responsable (Citeo/Obsoco, 2022) avoir significativement intégré l’impact environnemental dans leurs choix en matière de consommation

Valoriser les actions d’écoconception : Votre engagement pour la réduction de l’impact environnemental de vos emballages sera un levier de création de valeur pour votre marque.

Nous allons approfondir chacune de ces tactiques, en expliquant comment elles peuvent être appliquées et comment elles contribuent à une économie plus circulaire et durable.

 

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Réduction des emballages : un levier d’écoconception

La diminution des emballages est le premier levier d'écoconception pour réduire leur impact environnemental. La législation fixe deux objectifs principaux : diminuer de 20 % les emballages en plastique à usage unique d'ici 2025 et éliminer les emballages dits « inutiles ». Ces objectifs sont non seulement une attente forte des consommateurs, mais sont également bien identifiés par la législation.

 

Les objectifs de la réduction

Il y a trois leviers de réduction principaux : la réinvention des usages, l'élimination du superflu et la diminution et optimisation de la matière. Chacun de ces leviers peut être valorisé auprès des consommateurs par une communication efficace. Par exemple, pour la réinvention des usages, on peut envisager un système d'emballage rechargeable avec une recharge associée. Cela permet d'accompagner les changements de comportements pour créer des habitudes de consommation plus durables.

Les leviers de la réduction

Pour l'élimination du superflu, un exemple serait l'élimination d'un étui en carton ou d’un emballage secondaire ou suremballage, utiliser des emballages qui combinent deux fonctions, présentation et expédition... Il est important d'informer les consommateurs de l'élimination d'un élément en chiffrant la réduction d'impact et de quantité de matière afin qu'ils puissent apprécier concrètement le bénéfice attendu.

Exemples de réduction

Pour la diminution et l'optimisation de la matière, on peut envisager la réduction de l'épaisseur ou de la taille d'un emballage. Il est crucial de rendre concrète une action d'allégement invisible pour les consommateurs et de les rassurer sur les propriétés et les quantités inchangées du produit malgré la diminution de la taille de l’emballage.

 

 

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Le réemploi des emballages pour une économie circulaire

Le réemploi des emballages est une alternative aux emballages à usage unique pour limiter leur impact environnemental. La loi AGEC a intégré de nombreuses mesures pour accélérer son développement, avec des objectifs d'emballages réemployés à l'horizon 2023 (5 %) et 2027 (10 %). Ces mesures visent à répondre à une attente croissante des consommateurs, qui se disent prêts à modifier leurs comportements de consommation.

 

Les objectifs du réemploi

Il existe plusieurs façons de réemployer un emballage, et chaque type de réemploi nécessite une communication adaptée pour favoriser l'adoption de nouvelles habitudes de consommation et informer les consommateurs des dispositifs de retour ou des options de fin de vie. Par exemple, un emballage réemployable d'un produit vendu préemballé et disposant d'un dispositif de retour, un emballage rechargeable, ou un emballage de produits vendus « en vrac ». Chacun de ces types de réemploi a son propre objectif de communication, que ce soit pour rendre l'offre attractive et inciter au geste de retour, faciliter le geste de réemploi à domicile, ou faciliter le parcours du consommateur dans le cas des produits vendus en vrac.

Les types de réemploi

Pour chaque type de réemploi, il est important de communiquer de manière claire et précise pour aider les consommateurs à comprendre les avantages et les modalités de réemploi. Par exemple, pour un emballage réemployable, il peut être utile de fournir des informations sur le dispositif de retour et les avantages environnementaux du réemploi. Mais le réemploi peut aussi prendre la forme d’un usage différent de celui pour lequel l’emballage a été initialement conçu : conseillé d’utiliser une boîte de chaussure pour en faire une boîte de rangement ou une bac de récupération de papier à recycler.

Exemples de réemploi

Un exemple de réemploi pourrait être un emballage réutilisable pour un produit de consommation courante, comme une caisse de 6 bouteilles de jus de fruit. Le consommateur pourrait acheter la caisse et les bouteilles  une fois, puis la ramener au magasin pour un remplissage à chaque fois qu'il a besoin de jus. Cela réduit non seulement la quantité d'emballages à usage unique, mais encourage également une économie locale et circulaire.

 

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La recyclabilité des emballages : une exigence de la loi AGEC

La loi AGEC prévoit que tous les emballages mis sur le marché puissent intégrer une filière de recyclage d'ici 2030 S Si certaines filières ont encore tout à imaginer et à créer, d’autres sont déjà en place et bien rodées. C’est le cas du carton ondulé pour qui la filière de collecte et de recyclage existe depuis la fin des années 1970.

 

Les critères de recyclabilité

Avant de communiquer sur la recyclabilité d'un emballage, il est essentiel de vérifier son caractère effectivement recyclable.  Un emballage est considéré comme recyclable s'il dispose d'une filière de collecte, de tri et de recyclage à l'échelle nationale et peut s'y intégrer. Cela implique que l'emballage ne contienne aucun élément qui puisse empêcher son tri et son recyclage, et que plus de 50 % en masse du déchet collecté puisse être transformé en nouvelle matière. Si votre emballage est recyclable, l'information sur le caractère recyclable doit être obligatoire sur une fiche produit dédiée. Si votre emballage n'est pas recyclable, aucune communication faisant référence au concept de recyclabilité n'est possible.

La communication sur la recyclabilité

Il est important de noter que la simplification du geste de tri et la nouvelle Info-tri harmonisée pour les emballages ont conduit à une dissociation entre le tri et la recyclabilité. Un emballage « à trier » n'est pas nécessairement recyclable. En conséquence, il est important de bien distinguer ces deux informations dans vos communications à destination des consommateurs.

Exemples de recyclabilité

Un exemple de recyclabilité pourrait être un emballage en carton qui peut être facilement décomposé et transformé en nouvelles fibres de papier. Ce type d'emballage pourrait comporter une étiquette indiquant qu'il est 100% recyclable, ainsi que des instructions sur la façon de le trier correctement.

 

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Compostabilité et biodégradabilité : des notions à manier avec précaution

La compostabilité et la biodégradabilité sont souvent perçues positivement par les consommateurs. Cependant, elles ne constituent pas la solution idéale pour lutter contre la problématique du déchet abandonné et ne permettent pas de récupérer la matière pour la substituer à l'utilisation de matière vierge. De plus, la pratique du compostage à domicile ne concerne encore qu'une minorité de Français et il n'existe pas de dispositif de collecte et de traitement à l'échelle nationale spécifique pour les emballages compostables industriellement.

 

Les limites de la compostabilité et de la biodégradabilité

La communication sur la compostabilité et la biodégradabilité est strictement encadrée par la loi. Par exemple, il est interdit de faire figurer l'allégation « biodégradable » sur un produit ou un emballage. Seuls les emballages compostables à domicile peuvent être porteurs de la mention « compostable ». Les emballages en matière plastique, même s’ils sont des dérivés de matières premières végétales, dont la compostabilité ne peut être obtenue qu'en unité industrielle ne peuvent se prévaloir de leur caractère compostable.

La communication sur la compostabilité et la biodégradabilité

Il est également important de noter que la mention « Ne pas jeter dans la nature » est également obligatoire pour tous les produits et emballages compostables à domicile ou industriellement. Les emballages pouvant faire l’objet d’une collecte conjointe avec des biodéchets sont concernés par une obligation supplémentaire : l’information sur leur caractère compostable doit être mise à disposition des consommateurs de manière dématérialisée (sur un site internet ou une une application accessible via un QR ou l’adresse url) et avec la mention « emballage compostable ».

Exemples de compostabilité et de biodégradabilité

Un exemple de compostabilité pourrait être un sac à provisions en toile de jute ou une boîte en carton ondulé, qui peuvent être compostés à domicile. Cependant, il est important de noter que même si un produit est compostable, cela ne signifie pas qu'il doit être jeté dans la nature !

 

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L'origine de la matière : un critère clé pour l'écoconception

L'origine de la matière utilisée pour fabriquer vos emballages est centrale pour diminuer leur impact environnemental et développer l'économie circulaire. Il est important de communiquer de manière transparente et précise sur l'origine de la matière, qu'elle soit recyclée ou biosourcée.

 

Les types de matières

Un emballage conçu avec de la matière recyclée est fabriqué, pour tout ou partie, à partir d'un matériau devenu un déchet, qui a été régénéré en rentrant à nouveau dans la boucle de fabrication de la matière première. Lorsqu’il est fait mention du caractère recyclé d’un emballage, la quantité effectivement incorporée doit être précisée. Une information sur le contenu recyclé de l’emballage est également rendue obligatoire avec la mention « emballage comportant au moins [%] de matières recyclées ».

Un emballage dit biosourcé est fabriqué, en partie ou en intégralité, à partir de matière issue de ressources biologiques. Seuls 2 % des consommateurs comprennent le terme technique « biosourcé ». Dès lors, nous recommandons d’utiliser en alternative la mention « matière d’origine végétale », mieux comprise et donc mieux valorisée. À noter également, « biosourcé » ne signifie pas nécessairement « sans plastique ». Le plastique d’origine végétale, souvent mis en avant par les marques comme une alternative au plastique pétrosourcé, est bien considéré comme du plastique par la réglementation européenne.

La communication sur l'origine de la matière

Lorsque l'origine de la matière est certifiée (FSC, PEFC...), ces labels peuvent être utilisés comme élément de preuve pour les consommateurs. La communication autour de ces labels entre dans le champ des allégations environnementales. Elle doit donc être juste, proportionnée et conforme aux réglementations. Elle ne doit notamment pas créer de lien abusif entre la certification et les caractéristiques réelles de l’emballage.

Exemples d'origine de la matière

Un exemple d'emballage biosourcé pourrait être un sac réutilisable fabriqué à partir de fibres de bambou, qui est une ressource renouvelable rapide. Autre exemple, un emballage biosourcé et recyclé pourrait être un emballage en carton fabriqué partiellement ou totalement à partir de fibres de papier recyclées.

 

Conclusion

L'écoconception des emballages est un enjeu majeur pour réduire notre impact environnemental et développer une économie circulaire. En concevant les réglementations européennes et nationales, le législateur à décider de donner des objectifs (pour que les comportements évoluent et les choses changent) et un cadre (pour limiter les abus et la pratique de greenwashing). En adoptant ces stratégies de réduction, de réemploi, de recyclabilité, en tenant compte de la compostabilité et de l'origine de la matière, nous contribuerons à la création d’un avenir plus durable et soutenable. Il est essentiel de communiquer efficacement sur ces efforts pour sensibiliser les consommateurs et les encourager à adopter des comportements plus adaptés aux défis qui sont devant nous.

 

Sources : https://www.citeo.com/ et https://www.ecologie.gouv.fr/

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